Le Cimatura

Le Cimatura, souvent appelé le Talisman des Sorcières, est sans doute le plus vieux symbole encore présent de la Sorcellerie héréditaire.

Cimatura

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Cimatura

Ce symbole est certainement hérité de l’amulette de bronze antique des Étrusques représentant l’herbe Rue, laquelle amulette se retrouve dans le musée de Bologne. Aussi tardivement qu’au 19e siècle, les amulettes antiques du cimatura ont été faits d’argent, tradition qui se poursuit encore de nos jours. Le symbole cimatura lui-même est un brin d’herbe connue sous le nom de rue, portée comme signe d’adhésion dans la Société de Diana, et par association à la Vieille Religion des Sorcières.

Le symbole du brin de rue est divisé en trois branches, représentant Diana Trisformis, la déesse à trois visages (que l’on peut liée à la déesse grecque Hécate, portant également le nom de Trisformis). Chaque branche se termine par un bourgeon auquel est attaché divers symboles occultes.

Pour les sorcières italiennes, le cimatura contient les symbole du poisson, du coq, de la lune, du serpent, de la clé, de la dague et de la fleur.

Le poisson est sacré à Proserpina, déesse de la mer et par association, est créature des Enfers, du monde d’en bas. Le poisson est symbole de la force occulte de la vie, de la puissance fertile de procréation.

Le coq est sacré au soleil et surnommé «le gardien attentif». C’est le héraut du lever du soleil, mais les coqs sont également très agressifs et chasseront tout intrus sur leur territoire. La légende indique que les coqs chassent également les esprits indésirables, en cela nous pouvons voir une association encore avec le soleil qui chasse les ténèbres de la nuit. Par conséquent, le coq apparaît comme symbole de vigilance et de protection.

La lune sur le cimatura est la représentation du culte à la déesse lunaire, puisque dans les temps anciens, la lune était vue comme la déesse en elle-même. Alors, porter ce symbole signifie porter allégeance à ce qu’il représente.

Le serpent est un symbole de santé, ainsi que reflété dans le symbolisme antique de Caduceus. Le passage aux Enfers était gardé par des serpents, parfois représentés par des cordes et en cela nous pouvons interprété que la santé «bloque» la venue de la mort. Le serpent est associé également aux Enfers parce qu’il disparait dans les trous et crevasses. Durant l’Antiquité, il a également été relié aux thèmes de la sensualité et de la sexualité (l’essence essentielle de la force vitale).

Le serpent en effet peut représenté un phallus, qui se déplace, qui va et vient dans les trous et crevasses, aux Enfers de la renaissance. Dans l’art antique, nous voyons souvent un serpent former un cercle avec son corps, avalant sa queue dans sa bouche, de ce fait symbolisant l’union perpétuelle, roue de la vie qui tourne et qui n’a aucune fin. Le serpent venimeux est un symbole de la puissance de la transformation, des aspects sexuels des fluides magiques produits dans le corps par la stimulation du système endocrinien.

La clé est symbole du gardien des portes. Les clés permettent l’accès à des endroits interdits ou limités. Sur le cimatura, la clé indique que celui qui le porte possède la clé des Mystères.

La dague est le dard de Diana Venatrix, qui a la puissance de détruire et transformer (tout comme le serpent venimeux). C’est le symbole de la puissance du sorcier.

La fleur sur le cimatura est une fleur de vervaine, ses cinq pétales symbolisent le pentagramme de protection et le signe de la sorcière.

Il est intéressant de noter que Hecate Trisformis, de laquelle proviendrait Diana, dans l’iconographie antique, est représentée avec une clé, un serpent et une dague.