Mythologie Bretonne

La mythologie bretonne constitue le fonds des croyances de la Bretagne. Les peuples celtes d’Armorique connaissent probablement avec leur mythologie celtique plusieurs divinités et créatures spécifiques associées à des cultes de la nature, dont on retrouve quelques traces chez certains saints bretons. Ce fonds mythologique est accepté par les Romains puis nettement christianisé, provoquant la perte irrémédiable des grands récits et la destruction ou la conversion des lieux de culte païens.

mythologie bretonne

Mythologie Bretonne (textes)

Mythologie bretonne et mythe arthurien par Chrétien de Troyes, Robert de Boron et Anonymes

Mythologie bretonne, Méliador par Jean Froissart

Mythologie bretonne par Gyron le courtois

Mythologie bretonne, les Quatre Branches du Mabinogi

Les Mabinogion arthurien:

 Mythologie bretonne, les trois romances

Contexte

Les Mabinogion ou les Quatre Branches du Mabinogi (Pedair cainc y mabinogi en gallois) sont quatre textes médiévaux (des chwedl ou cyfarwyddyd, mots qui signifient contes), écrits en moyen-gallois (langue en vigueur du XIIe siècle au XVIe siècle), qui font référence à la mythologie celtique de l’Antiquité. Traditionnellement, s’y s’ajoutent d’autres contes relevant de la légende arthurienne.

Le mot Mabinogion est le pluriel de Mabinogi. Diverses explications sur le sens du mot ont été avancées, mais il vient vraisemblablement du dieu Mabon (Maponos en Gaule) qui figure dans le conte Kulhwch et Olwen, et qui fait partie de la même collection. Les quatre récits s’intitulent : Pwyll, prince de Dyved, Le Mabinogi de Branwen, Manawydan fils de Llyr et Math fils de Mathonwy.

Les Mabinogion ont été élaborés à partir de deux manuscrits, le Livre Blanc de Rhydderch dont la rédaction s’étale de 1380 à 1410, et le Livre Rouge de Hergest qui est daté approximativement de 1350. Rappelons que dans le monde celtique, la poésie était la spécialité des bardes. Les thèmes développés se retrouvent dans la tradition irlandaise, ce qui atteste de leur antiquité.

On peut citer, à titre d’exemple, les rapports du druide (ou magicien) et du roi, les obligations de la Souveraineté, l’Autre Monde (le Sidh des Tuatha Dé Danann, en Irlande), la guerre, la pratique des fonctions artisanales. C’est l’illustration de l’idéologie trifonctionnelle des Indo-européens, telle qu’elle a été exposée par Georges Dumézil. Tout comme pour les textes mythologiques irlandais, un vernis chrétien se superpose parfois aux récits.

Dans la vague de celtomanie du XIXe siècle, une première publication expurgée en anglais a été faite par Lady Guest entre 1838 et 1849, dont certaines parties ont été traduites en français par Théodore Hersart de la Villemarqué, mais c’est Joseph Loth qui va établir la première édition française intégrale.

La rédaction tardive indique une longue tradition orale, ces mythes se sont transmis de générations en générations, à travers les siècles ; de ce fait il n’est pas possible d’en préciser l’origine (voir l’article consacré aux druides).

Le Bon Dieu, Jésus-Christ et les apôtres voyageant en Basse-Bretagne

Le Bon Dieu, la Sainte Vierge et le Diable voyageant en Basse-Bretagne

Le Paradis et l’Enfer

La Mort en voyage

Les ermites, les moines, les brigands, les saints.

Diableries, revenants et damnés.

Récits divers.

Mythologie bretonne par François-Marie Luzel :